13 janvier 2012

Welcome (Sympathico)

Je suis une geek. Une geek, c'est une passionnée. Donc, je suis une geek des chevaux, depuis toute petite.

J'ai fait mes classes au poney-club, comme tout le monde. J'ai commencé par trouver ça cool de sauter, et trouver ça chiant de dresser, puis j'ai changé, comme tout le monde. J'ai acheté mon cheval quand j'ai commencé à travailler, comme tout le monde. Mais comme pas tout le monde, j'ai eu la chance de rencontrer des personnes qui m'ont intéressée à quelque chose de pas très connu du grand public : l'art de la sellerie ; et quelque chose de pratiquement méconnu en France : l'art du "saddle fitting", qui me passionne au plus haut point depuis maintenant plus de 2 ans. Déjà niveau canassons je me pose là - mon ami Nicolas vous dirait que je suis complètement monomaniaque avec mes welsh cobs, et il a raison (oui mon cheval est un welsh cob, ça va sans dire) ; mais en matière de sellerie, je suis encore pire. Je passe mon temps à fureter sur le Net, à lire des forums, des sites, des blogs, en anglais voire en allemand, alors que j'ai abandonné l'allemand il y a 8 ans et que je n'en parle pas un mot (heureusement, Dieu a inventé Google Traduction). Revenons à nos selles.

Du coup, c'est quoi le saddle fitting? Pourquoi tu parles anglais?

C'est à dessein que j'utilise le terme de "saddle fitting". Je pourrais aussi le dire en allemand, mais je sais pas comment ça se dit en fait. Mais je le dis pas en français. Pourquoi? Parce qu'en français, on peut dire "adaptation de la selle au plus juste au dos du cheval", mais non seulement c'est long comme formulation, et en plus ça recouvre une minorité infime de la réalité de la sellerie française (mon prof de philo disait autrefois que dans une langue où on ne pouvait pas exprimer un concept par des mots, c'est que le concept n'existait pas). Là où dans le milieu anglo-saxon le saddle fitting est chose courante, en France c'est le fait d'originaux ou de proprios de chevaux insellables donc obligés par la force des choses à s'y intéresser. Mais personne, à commencer par la grande majorité des pros, ne s'y intéresse, ni même ne s'y connaît. Qui choisit une selle en fonction du dos de son cheval avant de s'occuper de son petit (ou gros, pas de racisme) fessier? Personne. Ou presque. Le terme anglais recoupe une vraie réalité anglo-saxonne, il est court, il sonne bien : on garde.

L'histoire de Pompon et Aristo : un symptôme du mal français

On jette tout et n'importe quoi sur le dos de nos chevaux, et on se fiche du reste. A commencer par les centres équestres, d'ailleurs. Aristo vient de mourir ; on l'a remplacé par
Pompon. Aristo était un pur-sang tout claquette, avec un garrot énorme. Pompon est un croisement entre une barrique et un tonneau, il a le dos large comme la table en chêne de chez Mémé. Qu'à cela ne tienne, il hérite de la selle d'Aristo, on va pas faire des frais non plus, y a une selle vacante, ça fera bien l'affaire. Et ça chiffonne personne de coller le 34 taille mannequin du sanguin Aristo aux épaules de première ligne de rugby de notre brave Pompon. Les pubs où Chabal essaie des escarpins (je sais plus pour quelle marque de pansements) font marrer tout le monde. Pourquoi? Parce qu'elles jouent sur le décalage. C'est absurde d'imaginer le gros Chabal en Louboutin. Par contre, c'est pas absurde d'imaginer Pompon coincé dans la selle d'Aristo, apparemment.

Deuxième symptôme : une pédagogie pourrie

Bref, le problème commence là : c'est un problème D'ÉDUCATION. Personne, à commencer par les moniteurs de notre chère fédération, n'a l'idée qu'une selle, c'est comme une fringue ou une paire de pompes. Donc personne qui sera formé en club, à savoir 80% de la population équestre française, n'aura idée qu'une selle, ça s'ajuste non seulement au cul du cavalier, mais AUSSI ET SURTOUT au dos du cheval. Et personne, du coup, ne sait vraiment reconnaître les critères qui permettent de déterminer si une selle va ou pas. Même certains commerciaux de grandes marques, qui pourraient aussi bien prendre des porte-fenêtres, n'y connaissent parfois strictement RIEN en matière d'anatomie, de locomotion, de biomécanique - et donc vous vendent des selles sur mesure... sans prendre aucune mesure sur le cheval. Par contre, vous prendre vos thunes, ça ouais ils savent faire y a pas de souci!

L'équitation c'est jamais rien que des Kapla (ou des Lego)

Mon ancien enseignant répétait tout le temps qu'en équitation, chaque partie du tout repose sur ce qu'il y a en dessous, et que tant que ce qu'il y a dessous ne va pas, ce qu'il y a au dessus n'ira forcément pas parfaitement. Donc, si la selle ne va pas au cheval, elle n'ira pas au cavalier, et tout le monde sera mal. La selle aura beau être sur mesure pour le cavalier, si elle est trop étroite pour le cheval, le siège sera incliné vers l'arrière et le cavalier sera assis à l'arrière du siège avec les pattes en avant, et le cheval bloqué  ; si la selle est trop large, le siège sera incliné vers l'avant, le cheval aura les apophyses du garrot écrasées, et le cavalier aura ses parties délicates écrasées contre le pommeau, le buste trop devant et les jambes trop derrière. Et on se dira "ce sellier a mal fait son boulot, elle me va pas cette selle". Erreur : elle peut bien vous aller... C'est au cheval qu'elle ne va pas! Or, si la position est faussée par une selle mal adaptée au cheval, comment bien monter?

CQFD!

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Source photo : http://www.equiphys.com/en-GB/saddle-fitting.php

 

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La dictature des marques

Alors, non, je ne réécris pas Naomi Klein (son bouquin, No Name, est vraiment très bien cela dit). Mais je vais un peu comme elle dénoncer l'absurdité et la vacuité des gens qui sont fascinés par les marques, au point de n'en jurer que par elles. Peut-être êtes-vous comme ça, et je vous le dis tout net : c'est un peu ridicule. Et ça vaut pas que pour les selles, hein.

Je me suis amusée à traduire un petit article "à la volée", issu du meilleur blog de Saddle Fitting que je connaisse (et fait par une saddle fitteuse américaine, de ce que j'ai compris), qui m'a fait marrer et grincer des dents à la fois, tellement il est juste et souligne l'ineptie de certains.

***

Qu'y a-t-il dans un nom?

Pas mal de choses, d'après mon expérience...

L'une des questions qui revient souvent, c'est "Quelle est la meilleure selle?" Et ma réponse est systématiquement "celle qui vous va, à vous et votre cheval, le mieux". Cette réponse provoque très souvent un regard torve chez le questionneur, étant donné que la plupart des gens attendent de moi que je leur donne une marque de selle ... et semblent vouloir que je leur indique celle qui leur vaudra d'hypothéquer leur baraque!

Désolée les gars, je ne suis pas une Fan des Noms.

Je rencontre des tonnes de gens qui sont limite à se pisser dessus de joie quand ils entendent "Devoucoux", "Hennig", "Hermès", "Schleese" ou "Antarès" (1) et je dois avouer que juste, je comprends pas. Ca me rappelle le début des années 80 (NDT : on est bien d'accord, c'est pas moi qui parle, je suis née en 1986), quand tout le monde, garçons comme filles, était à se pâmer devant les jeans de chez Jordache, Glorian Vanderbuilt ou Calvin Klein, alors que moi je me baladais tranquillement dans mes Levi's ou mes Wrangler's. Ils me vont mieux que n'importe quel autre jean avec une étiquette de créateur, sont hyper résistants et 2 fois moins chers que les jeans de créateurs. "Mais ils n'ont pas de Nom" pignaient mes amis. Mes amis fauchés. Mes amis fauchés qui râlaient tout le temps de pas se sentir à l'aise dans des jeans de créateurs inconfortables au possible.

C'est la même chose pour les selles! C'est sûr, vous pouvez payer plus de $6000 pour une Hennig sur mesure, plus de $4500 pour une Schleese sur mesure (ou une Stackhouse, ou une County) (1), MAIS ça ne vous garantit pas que la selle vous ira mieux, à vous comme à votre cheval, qu'une selle en "prêt à porter" ou d'artisan quelconque. Votre cheval et vous pouvez très bien être parfaitement à l'aise dans une Black Country, une Albion, une Frank Baines, ou (Dieu m'en préserve) une Duett, voire (et là j'approche le blasphème) une Thorowgood ou une Wintec (2)...

Pourquoi? Parce que la plupart des couples cheval-cavalier n'ont. pas. besoin. d'une. selle. sur. mesure. La plupart peuvent être parfaitement "habillés" avec une selle "prêt à porter" et un éventuel coup de main de la part d'un fitter, et les autres seront très chouettes avec une selle d'artisan. Etant donné le nombre de différentes selleries qui proposent elles-mêmes un nombre incalculable de modèles différents, avec leurs propres options d'ajustement, vous pouvez bien vous débrouiller pour trouver une selle qui va - pas vraiment la peine de taper dans du sur-mesure.

Mais certaines personnes sont juste trop fans des Noms, et ils ont donc besoin de monter dans la selle la plus à la mode, la plus chère et la plus recherchée du marché.

L'une de mes clientes a récemment dépensé $3800 dans une Devoucoux dressage arçon large d'occasion, pour l'utiliser en trail sur son petit croisé Morgan x arabe tout rond. Quand je l'ai (aussi gentiment que possible) informée que la selle n'était pas du tout adaptée et qu'il n'y avait aucun moyen de l'adapter mieux que ça, sa réponse fut "j'ai fait une bonne affaire là-dessus, non?"

La selle étant en très bon état, étant donné que neuve elle vaut plus de $4000, je ne lui ai pas demandé si elle avait eu 100 balles et un Mars avec à l'achat. Mais "oui, certes, mais étant donné qu'elle ne va pas du tout..."

"Mais c'est une Devoucoux!" Me répondit-elle! "Et j'ai fait une bonne affaire!!!"

Pour elle, c'était tout ce qui comptait.

Et je vois ce genre de cas bien plus souvent que mon esprit de saddle fitter le voudrait. Les gens achètent un Nom, et qu'il aille ou non à eux ou à leur cheval, ils s'en fichent. Ils ont le bonheur de monter avec une Devoucoux / Hennig / Schleese / Antarès / CWD / Tad Coffin (1), et c'est tout ce qui compte. La selle peut bien creuser des trous dans le dos de leur cheval, ils peuvent bien avoir les "bonbons qui collent au papier" à la fin de la séance, mais par les dieux! ils montent en ............ (remplissez les pointillés). Le monde les envie, donc le fait de ne pas pouvoir marcher correctement sans hurler de douleur pendant 20 minutes après la séance est sans conséquence. Et si leur cheval se fait la malle dès qu'il voit la selle arriver, eh bien! on n'a qu'à rajouter un pad en dessous. Oh oui, ils utilisent déjà 4 pads superposés avec cette selle, mais une fois que La Monture progressera en niveau et développera une belle ligne du dessus, la selle leur ira parfaitement.

Maintenant, dites-vous bien que toutes les selles que j'ai citées sont absolument parfaites pour certains chevaux et certains cavaliers - elles leur vont bien, et le couple marche très bien avec. Mais si elles ne vont pas, elles ne valent rien de plus pour le cheval comme le cavalier que la selle synthétique lambda bas de gamme... sauf dans l'esprit du Fan du Nom.

(1) NDT : de grandes marques de selles de luxe "sur mesure", qui coûtent toutes un rein, un poumon, un œil et la peau du derche - oui oui tout ça à la fois!
(2) NDT : ça c'est des "selles de pauvres" - pas faites sur mesures, quoi.

 

***

La morale de l'histoire, c'est qu'en France c'est pareil. Non c'est pas vrai. C'est même pire, parce qu'en France, on n'a pas de saddle fitter pour vérifier ou adapter une selle même bas de gamme. Et autant aux USA, il y a une conscience assez répandue de la question de l'ajustement de la selle au dos du cheval (sauf chez les Fans, donc) autant en France un Nom va être quasi-systématiquement un gage de qualité. Rares sont les gens qui savent voir si une selle va ou pas. Le billet d'humeur ci-dessus prend donc une autre ampleur, et c'est à valeur d'avertissement que je le poste. Ce n'est pas parce que vous claquez 2 SMIC que votre selle ira bien à Roudoudou... Ce n'est pas parce que vous claquez 2 SMIC que vous serez un meilleur cavalier qu'un autre. Méditez là-dessus!

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Oui j'ai osé poster Florent Pagny!

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OK moi être gros boulet... Obispo, pas Pagny. La honte.

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Réfléchir, beaucoup

 Cette fois-ci, c'est à Heather Moffet, une anglaise cavalière de dressage, fondatrice du mouvement "Enlightened Equitation" outre-Manche, qui prône l'équitation de légèreté et conceptrice de selles, que je laisse la parole. Cet article, que j'ai traduit il y a déjà plusieurs mois, est le compte-rendu de séances de tests qu'elle a menées sur plusieurs selles/chevaux/cavaliers. Il a été publié dans une revue anglaise, ETN news je crois. J'avais trouvé cet article sur quelques forums, on peut le lire par exemple ici ; je l'ai intitulé "tout le mal qu'on fait aux chevaux, par ignorance".

***

En tant qu'entraîneur de dressage classique, je me suis tout particulièrement intéressée à la façon dont le cavalier s'assoit et interagit avec le mouvement du cheval, agissant ainsi sur les points de pression et donc l'efficacité de la selle. J'ai mené des expériences avec un grand nombre de cavaliers et de chevaux différents, de niveaux variés, et mes conclusions ont rejoint mes intuitions. Je peux savoir comment le cavalier s'assoit et comment, notamment, il absorbe le mouvement du cheval, grâce aux déplacements des points de pression sur l'écran de l'ordinateur, sans même regarder les légendes.

J'ai toujours enseigné au cavalier à s'asseoir profondément mais légèrement, en synchronisant ses mouvements avec ceux du cheval, ce qui produit une assiette classique calme et élégante, idéalement placée pour donner des aides discrètes et efficaces.

Les relevés des pressions tant pour les selles avec arçons adaptées et les selles sans arçon sont similaires, quand le cavalier absorbe le mouvement de cette manière (ie de la manière dont je lui ai appris), avec un cavalier très léger dans sa selle (une pression légère apparaît à l'écran comme bleu foncée, bleu claire quand elle est plus marquée) et des relevés de pression très homogènes. Quand le cavalier commence à agir avec l'assiette (ce qu'on voit souvent sur les rectangles de dressage - et qui est la cause des bas de jambes "battant" et des têtes "hochant" que l'on voit aussi souvent), les relevés de pression changent radicalement, avec l'apparition de points rouges (pressions fortes) qui vont de l'arrière vers l'avant, tant au trot assis qu'au galop. Au trot enlevé, quand le cavalier est derrière le mouvement (plus flagrant avec des selles à arçons où les couteaux d'étrivières sont trop en avant) la pression à l'endroit du troussequin est énorme et le mouvement en avant complètement bloqué. Ceci est aussi évident quand le cavalier essaie de rester droit dans son trot enlevé, en envoyant le pelvis en avant à chaque fois qu'il se lève, pour coller au mouvement. Toute asymétrie du cavalier apparaît aussi avec des points rouges très marqués sur le dos du cheval.

Les selles avec arçon aux couteaux d'étrivières déportés pour qu'ils ne gênent pas la jambe du cavalier montrent des pressions beaucoup plus fortes au niveau des couteaux que toutes les selles sans arçon que nous avons essayées, celles-ci se tirant très favorablement des tests que nous avons effectués tant qu'elles étaient utilisées avec les pads et accessoires recommandés.

Malheureusement, les relevés des pressions en mouvement du système Pliance ne peuvent pas être stockés plus d'un mois, durée de vie de la licence du logiciel - seuls restent les relevés statiques. L'équipement a planté à la fin de la 2e semaine de test, et nous avons dû le renvoyer en Allemagne pour être réparé - ce qui ne nous a pas aidés dans notre programme non plus. Cependant, j'adorerais avoir les moyens de m'acheter pareil équipement, je pense qu'il est inestimable de pouvoir prouver un cavalier à quel point sa mauvaise équitation affecte les performances de sa selle et de son cheval.

J'ai été sollicitée pour prendre part à une journée d'analyses des allures pour une thèse d'un étudiant. Nous avons travaillé avec 12 chevaux de compétition, appartenant à des étudiants de l'université, les testant dans un premier temps avec leurs propres selles, toutes ajustées par des professionnels, avec le même cavalier allemand de dressage pour chaque cheval. Puis nous avons testé chaque cheval avec une de mes selles Fhoenix. Pour chaque cheval, la foulée n'a pas changé, mais ce qui a changé, c'était la forme générale du cheval, sa portance, et l'expression générale des allures qui est devenue vraiment meilleure.

Sur les 12 selles de ce test, seule une était vraiment équilibrée. J'ai recensé 2 arçons tordus, un couteau d'étrivière plus bas que l'autre, des contre-sanglons plus reculés d'un côté que de l'autre, et plusieurs autres avec des panneaux mal fichus ou des sièges plus tendus d'un côté que de l'autre. Les étudiants ont été très étonnés quand je leur ai montré les défauts, qu'ils auraient pourtant pu voir clairement d'eux-mêmes s'ils en avaient eu conscience. 2 des selles n'avaient pourtant que 15 jours à peine. Et pourtant, cela n'est pas extraordinaire. Je remarque fréquemment que la raison pour laquelle un cavalier ne peut pas s'asseoir droit dans sa selle est due à l'un ou l'autre des défauts sus-mentionnés.

En conclusion temporaire, je dirais seulement : soyez très attentif à ce que vous mettez sur le dos de vos chevaux, pensez à travailler avec des ostéos, à faire tester les selles par des professionnels équipés d'appareils de mesure quand vous achetez à un cheval sa propre selle. Et surtout, réfléchissez.


***

Cet article est à prendre avec des pincettes, dans une certaine mesure. En effet, la dame a conçu et commercialise sa propre gamme de selles sans arçons, les Fhoenix, que j'ai testées et beaucoup appréciées (je ferai un article là-dessus plus tard).

En revanche, toute sa critique sur l'assiette et la position est très juste : certes une bonne selle est PRIMORDIALE pour le cavalier, pour sa position, son fonctionnement biomécanique. Mais même avec la meilleure selle du monde, sans travail sur l'assiette à proprement parler, point de salut.

Je trouve que sa conclusion, quoique peut-être un peu radicale, est pleine de bon sens : ET SURTOUT, REFLECHISSEZ.

 

 

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Mesurer les pressions de sa selle - pad en pâte ou "Winterpad"

Les outils que l'on utilise pour tester l'adéquation d'une selle au dos d'un cheval sont de 2 sortes : les électroniques et les pas électroniques.

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En pas électronique, on a le Port Lewis Impression Pad, et je laisse à MS Sellerie le soin d'expliquer comment ça marche ici.

On peut en faire sa version personnelle et artisanale, comme le fait Ptibou du forum Equin'Ethique, jamais à court de bonnes idées ; ou encore Wintershine du forum Cheval Annonce (oui les fora sont de vraies sources d'information)

Voilà la recette :

Il vous faut:

* 1 kg de farine
* 600 grammes de sel fin
* 100 grammes d'alun (se trouve en pharmacie)
* 6 cuillères de soupe d'huile végétale
* 1 litre d'eau bouillante (éventuellement mélangé avec du colorant alimentaire si vous voulez un pad bleu ou vert ou rose )
* 2 sacs en plastique épais et transparents (indispensable que ce soit transparent, le plastic de chantier marche bien qu'on peux coller en sac en utilisant du scotch industriel. Des sacs poubelle sont trop fins!), longueur minimum 55 cm. J'ai testé avec des sachets de transports pour poissons qu'on peut trouver dans les animaleries, sont grands et robustes, et ça marche très bien.

* Du Scotch large transparent, robuste comme pour faire des colis.
* Un rouleau de pâtisserie

Coût environ 6,- Euros.

Et c'est parti: prenez la farine, le sel, l'alun, l'huile et l'eau chaude et mélangez le tout afin de produire une sorte de pâte à modeler (marche très bien avec un robot ménager, si on fait le mélange en deux fois)

Une fois finie divisez la pâte en deux boulettes.

Puis formez de chacune des deux boulettes une sorte de rouleau.



Prenez le plastic et le Scotch et faites vous deux sachets de taille de 20 x 55 cm (un côté reste ouvert)



Prenez maintenant votre rouleau de pâte et mettez-le dans le sac, puis que vous refermez le dernier côté ouvert avec le scotch.





Maintenant c'est le moment de prendre le rouleau de pâtisserie et d'étaler la pâte avec, jusqu'à ce que la pâte remplisse entièrement le sac en plastic.



Maintenant la même chose avec le deuxième sac!

Mettez maintenant vos deux sacs l'un à côté de l'autre et liez-les avec le scotch, avec une distance d'environ 8 centimètres.

Collez le scotch des deux côtés.





Et votre pad est prêt! Mettez-le sous votre selle sans tapis et montez environ 30 minutes dans les trois allures (il est possible de coller des rubans sur le pad pour l'attacher à la selle).




Si après votre pad semble à ça, la selle n'est pas adaptée, et mérite d'être jetée:




Petit astuce: Il n'est pas nécessaire de faire le pad plus large ou plus long que les mesures indiquées: la pâte se dilatera juste vers le bas, et là où la selle est placée il n'en restera plus (vive les lois de l'attraction terrestre) - ce qui pourrait causer une mauvaise interprétation du résultat.
Les deux sacs du pad peuvent donc être un peu plus grand que la surface de contact de la selle avec le dos du cheval, pas de soucis, mais ils ne doivent pas être trop grands pour que la pâte ne puisse pas se dilater de trop. Le pad que vous voyez sur les photos est déjà limite trop large, mais passe encore.


FAQ:

- Comment je dois placer le pad sur mon cheval?
L'idéal est de poser le pad directement sur le dos du cheval, sous la selle. Un tapis pas trop épais est ok, ou une serviette de bain pour protéger votre selle.
Inutile de mettre le pad sous une selle sans arçon ou une grande selle Western qui de toute façon auront besoin de tapis/amortisseur pour "fonctionner", car dans ces cas là on ne pourra pas vraiment voir à travers les amortisseurs quelle pression arrive sur le dos du cheval.
Avec une selle "normale anglaise" un tapis fin est ok, pas de tapis épais ou d'amortisseurs.

- Est-ce qu'on peut utiliser le pad qu'une fois?
On peut très bien utiliser le pad beaucoup de fois. Le dernier que j'ai fait a tenu un an, un petit coup de rouleau suffit pour le remettre en forme.

- Comment je peux faire pour que la pâte dans les sacs se laisse étaler plus facilement?
Mettre le pad sur le chauffage ou dans de l'eau chaude pendant quelques minutes, ou dans la voiture chaude quand vous êtes à l'écurie en hiver.

- Mon pad a un trou dans le plastic, que faire?
Pas de problème, refermer le trou avec un bout de scotch, c'est tout.

- Mon pad fait des petits plis, est-ce que je peux le prendre quand-même?
Oui, sans le moindre soucis. Des petits plis ne feront rien du tout, ils ne falsifient pas le résultat et ne font pas mal au cheval.

Important:

Un pad en pâte à modeler comme celui-ci est un outil précieux pour indiquer beaucoup de détails sur la compatibilité d'une selle et d'un cheval, mais il ne peut pas vider le lave-vaisselle ou repasser des chemises. Cela dit qu'il faut bien voir déjà la morphologie de base du cheval. Quand par exemple une selle trop étroite a déjà fait atrophier le muscle de trapèze et fait des "trous" dans la musculature, c'est clair que la selle semble d'aller bien. L'image aurait surement été une autre lors de la première utilisation de cette selle.

Après faut voir également l'équilibre de la selle lui-même, voir où se trouve le centre de gravité de la selle (ce qui se laisse facilement vérifier avec un gros crayon rond qu'on met sur le siège sur une selle bien sanglée). Le crayon devrait rouler et se placer vers le milieu du siège, s'il est trop vers l'avant, l'ouverture du garrot est probablement trop large, si trop en arrière, l'ouverture de garrot est probablement trop étroite.

Très important également la position des contresanglons: si avec une selle sanglée les contresanglons ne tombent pas verticalement, le passage de la sangle n'est pas idéal - par conséquence la sangle va toujours tirer la selle sur les épaules, peu importe si à la base la selle est bien adaptée. Remède possible: un sangle courbée ou le déplacement des contresanglons sur la selle par un sellier.

Et voilà quelques exemples pour une selle bien adaptée ou une selle qui ne va PAS DU TOUT:

Une selle bien adaptée qui repartit bien le poid:

Même selle photographié contre la lumière:



Et quelques exemples d'une selle qui ne va pas du tout:



Cette selle fait des pointes de pression sur l'épaule:




 

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L'arçon, c'est quoi?

Avant de commencer, je voudrais dire ceci : special thanks to Kitt from the blog Saddle fitting, the inside journey who allowed me to use and translate some of her articles. Voilà, c'est dit. Vraiment vraiment, si vous lisez l'anglais - même si vous ne le lisez pas d'ailleurs - allez voir son blog, c'est super bien expliqué, très clair, très précis, avec plein de photos pour illustrer les différents thèmes et problématiques.

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Mon sujet du jour, ça va être l'arçon, cf le titre. L'arçon, c'est tout et rien à la fois. Tout parce qu'il est le squelette d'une selle, rien parce que désormais on sait s'en passer. Enfin, désormais - ça fait longtemps que les selles sans arçon existent, et elles feront l'objet d'un article à part, puisque j'ai fait pas mal de recherches sur le sujet.

Mais pour l'instant, tenons-nous en aux selles avec arçon, et à la pièce maîtresse : l'arçon lui-même. Pour appuyer mon sujet, je reprends certains éléments d'un reportage effectué par mon pote Nico, que je développe ensuite avec les éléments complémentaires que j'ai trouvés.

L’arçon doit être suffisamment rigide pour assurer la structure de la selle, suffisamment solide pour résister aux nombreux efforts qu’il va devoir supporter, suffisamment souple pour garantir le meilleur confort du cheval et du cavalier et assurer la technicité de la selle. Pour simplifier, il doit être plutôt rigide longitudinalement, et plutôt souple latéralement - rigide pour préserver la colonne vertébrale, souple pour suivre les mouvements des masses musculaires.

Sa forme va grandement déterminer les caractéristiques du futur siège : longueur, largeur, creusement, hauteur du pommeau. Elle va donc varier en fonction des besoins du cavalier, et du type de selle fabriqué. En jouant sur la largeur, la longueur, la forme, le creux, l’arcade de garrot, sans compter les possibilités de modifications ou de fabrications spéciales, il existe donc un très grand nombre d'arçons différents, adaptables à tous les chevaux. Voici 2 exemples générés sur le site de l'Arçonnerie.

Arçon CSO :
ar_on_CSO



Arçon dressage :
ar_on_dress

Il existe deux grandes familles d’arçon :

1. les arçons en bois, traditionnels, de trois types différents :

•    L’arçon monobloc. C’est la méthode la plus ancienne. On utilisait autrefois du chêne, réputé pour sa solidité. Les pièces de l’arçon (arcades, bandes, troussequin) sont taillées d’un bloc dans le bois, assemblées puis renforcées d’acier. Les arçons monobloc sont très solides et surtout peu coûteux. Ils sont employés dans la fabrication de selles d’entrée de gamme. Leurs inconvénients sont d’être assez lourds et  très peu souples.

•    L’arçon en lamellé-collé. Ce sont les arçons haut de gamme. Des lamelles de bois souples et légères (généralement du hêtre) sont assemblées grâce à de la colle à bois spécifique et une très forte pression. On obtient ainsi une structure de lamelles enchevêtrées et superposées, plus souple, plus légère, et très solide. Comme le bambou, le lamellé collé plie, mais ne casse pas. Les zones supportant les plus fortes pressions doivent tout de même être renforcées par des bandes d’acier. Ces arçons ont un coût de production bien plus élevé que celui des monoblocs. Ils sont utilisés chez la plupart des selliers de qualité.

•    L’arçon composite est fabriqué de la même manière que l’arçon en lamellé-collé, mais à partir de bois composites. Du Ikéa, quoi.

2. les arçons en composés synthétiques et autres.

C'est assez vaste comme sujet, mais grosso modo, on recense surtout des arçons en résine (Elastiflex Tree chez Wintec, celui chez Thorowgood), en fibres composites (trouvé chez Prestige), en carbone (la selle 2G de CWD ou la Hermès Talaris - c'est du haut de gamme) ou encore en combinaison de carbone, kevlar, cuir et bois de bouleau chez Strada.

Arçon Wintec

wintec_tree


On voit que la recherche high tech est une grande composante des selleries "prestigieuses", tout le temps dans le but de réaliser un arçon qui puisse s'adapter à l'ouverture d'épaules (Prestige avec une matière que l'on chauffe puis déforme à loisir ou presque) ; mais très souvent les détails comme le profil de la colonne, la morphologie du garrot, la différence entre garrot et épaules, la longueur de la cage thoracique... ne sont pas pris en compte. On en est encore à la seule ouverture de l'arcade... C'est déjà bien, mais encore pas assez.

Strada - qui est une marque néo-zélandaise que je n'ai jamais essayée, mais dont on dit pas mal de bien - a sur son site une page très intelligemment faite sur les sujets d'arçon, dont voici le lien. Il existe un site européen où on trouve une traduction française, mais pas de la fameuse page qui nous intéresse. J'aimerais bien vous le traduire, mais je dois d'abord demander leur accord pour traduire le site et utiliser leurs images. Je vous encourage donc à aller visiter la page, même en anglais.

D'aucuns qui se reconnaîtront disent que c'est surtout en jouant sur les panneaux qu'on ajuste une selle, mais je ne crois pas. Les panneaux sont évidemment importants! Mais l'arçon, étant la structure rigide alors que les panneaux sont souples, est évidemment plus important ; si les panneaux ne vont pas, c'est facile de les changer. Si l'arçon ne va pas, c'est tout la selle qui est à refaire. Même si les panneaux vont bien, si l'arçon est beaucoup trop large, trop étroit, trop creux, trop droit, trop long... Eh bien la selle n'ira pas. On commence par faire un arçon adapté, puis on ajuste les panneaux en fonction. Pas le contraire.

Alors oui, un même arçon pourra aller à deux chevaux au dos similaires. Dans ce cas, ce seront les panneaux qui joueront sur l'adaptation, un peu plus de rembourrage par ci, une assymétrie à corriger par là.

J'ai sûrement oublié plein de choses, mais là comme ça je sais plus quoi. Je vais faire un tour et j'y reviendrai si d'autres choses me viennent à l'esprit!

Et les selles sans arçon alors? Dans un article à venir! =)

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14 janvier 2012

L'arçon, la suite

Alors, voilà.

Je viens d'avoir une idée, suite au commentaire de mon pote Nico. Nico, lui il est monomaniaque d'une marque en particulier (mais je dis pas laquelle). Il est super pote avec les gars de là-bas et est allé à plusieurs reprises voir l'atelier discuter le bout de gras. Du coup, il gère vachement mieux que moi en technique de conception de la selle. Donc, il va prendre la parole quelques fois sur le bloug, pour expliquer des notions un peu plus techniques et compliquées. Ce jour : il rebondit sur mon article sur les arçons. Moi j'ai fait un panorama de l'existant, lui rentre dans le détail.

Nico, à toi le clavier.

Bien sur qu'on adapte l'arçon en premier. MAIS, mais, concrètement, qu'est ce qu'on adapte, par rapport au CHEVAL, sur l'arçon ? principalement l'arcade (ouverture et angle de coupe), et l'inclinaison des bandes.

Concernant l'arcade, c'est extrêmement vicieux parce qu'il faut prendre en compte le développement physique du cheval; Mais c'est bien pour ça, aussi, qu'un certain sellier que je ne citerais dispose de 8 possibilité d'arcades différentes, sans compter les ajustement que l'on peut faire à la main à la maison.

Concernant l'inclinaison des bandes c'est le même concept : si on habille un cheval, en regardant le statique, qui par exemple a un creux de muscle de part et d'autres de la colonne et un dos par dessus ça fin. Ok, on va donner un peu plus d'angle aux bandes d'arçons. Le cheval va travailler et prendre 3 cm de muscle de chaque côté. PAF, ça va plus.

Sans compter les mouvements de masses musculaires qui ont la fâcheuse tendance de foutre un bout de muscle là où, sur le cheval arrêté sur qui on a pris la mesure, ben y'avait rien (c'est encore plus vrai à l'obstacle où les muscles du dos fonctionnent beaucoup dans le mouvement de bascule).

C'est pour ça qu'aujourd'hui, avec les évolutions qu'on a sur les matériaux des panneaux, on peut se permettre une autre solution : jouer sur des bandes d'arçons qui sont globalement assez ouvertes, et compenser au niveau des mamelles de panneau et de la plasticine.

En effet, les mamelles de panneau sont fait dans de la mousse assez dense et donnent une certaine rigidité au panneau : c'est la dessus qu'on fait l'adaptation. On peut ainsi aisément (fin, on sait le faire), au besoin avec un renfort bien placé de plasticine dans certains cas, compenser sur des bandes ouvertes un dos ponctuellement creux.

Et quand le dit dos se développera il n'y aura plus qu'à changer les panneaux en enlevant ou en remodelant les dits renforts et mamelles.

Strada fait les bonnes observations, mais à mon sens leurs conclusions sont un peu trop partisanes et faussent un peu le résultat. On ne peut pas adapter une selle en ne jouant QUE sur l'arçon, c'est impossible, et leur conclusion "pour aller à tous les chevaux, on a développé 5 (waou) arçons différents" combiné à la phrase "avec un arçon Strada, les panneaux ne sont que du rembourrage entre l'arçon parfaitement adapté et le dos" font une association que je trouve extrêmement dangeureuse.

***

Il n'a pas forcément tort le garçon dans sa conclusion, c'est pourquoi l'article à venir sera consacré aux panneaux.

A noter que sa conception du travail de l'arçon s'applique aux arçons traditionnels en bois, pas forcément à ceux en résine qui ne sont pas du tout conçus pareil.

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Georges Fizet, cavalier de dressage

J'ai toujours regretté que chez les auteurs équestres, que ce soit dressage ou CSO, comportement ou éducation, il n'y ait pratiquement jamais rien de consacré au matériel. De temps à autre, on a un paragraphe sur les embouchures, éventuellement. Mais jamais aucun de ces auteurs ne va plus loin que "vérifier que la selle va". OK t'es mignon mon pote. C'est tout? Ha oui, c'est tout. C'est EVIDENT qu'une selle mal adaptée va nuire à la bonne équitation, mais si tu nous expliques pas comment faire... Enfin je vais pas revenir sur ce que j'ai déjà dit, mais... Bref.

Quels ne furent pas ma surprise et mon ravissement de lire ce passage, page 141, dans le Journal de dressage de Georges Fizet.

fizet


Avril 2009

Le manège et la carrière du Haras ont été prêtés aux sociétés Equimétric et Equinologie, lors d'une étude portant sur l'adéquation de la selle au dos des chevaux, la comparaison et l'étalonnage de 2 tapis à capteurs de pression.
En échange, j'ai bénéficié de tests gratuits pour mon matériel et de précieux renseignements sur mon centre de gravité de cavalier.
Simone Ravenel et Annette Rancurel, fondatrices des 2 sociétés, ont placé sous ma selle un tapis équipé de capteurs électroniques afin de déterminer, via un ordinateur, comment se répartissaient les zones de pression sur le dos de Goepher.
Elles m'ont demandé de réaliser alors un travail simple aux 3 allures, avec mes différents amortisseurs de selles, déclenchant à chaque fois une procédure de tests assez courts.
Les résultats, affichés à l'écran, ont fait apparaître :
- que l'amortisseur en mouton synthétique (fabrication personnelle) était plus que médiocre et déconseillé
- que celui en gel était passable
- qu'à tout prendre, il était préférable de ne rien interposer entre la selle et la chabraque de dressage (ce que répètent à l'envi certains selliers).
L'essai d'un tapis de marque italienne m'est ensuite proposé. Si je ressens dès les premières foulées de trot un confort indéniable et un meilleur équilibre en selle, c'est au galop qu'un petit prodige se produit : Goepher, d'ordinaire toujours un peu crispé à cette allure, se détend progressivement!
Les images sur l'ordinateur confirment bien l'absence totale de zones de pressions mal réparties et douloureuses pour le dos du cheval. C'est un soulagement : les grimaces de Goepher au galop n'étaient en réalité que des gênes physiques! elles ont aujourd'hui totalement disparu avec l'usage systématique de ce tapis (en vente dans toutes les bonnes selleries).

Il ne cite pas la marque du tapis, mais les photos récentes le montrent utilisant un tapis Haf, j'imagine donc que c'est celui-ci dont il s'agit (je demanderai confirmation).

***


Merci, Monsieur Fizet.

Si je puis me permettre cette petite remarque : pour le Journal de dressage que vous préparez pour le fils de Goepher, Tempo... N'attendez pas la page 141 / 143 pour faire figurer cette note sur le matériel! Abordez le sujet dès le débourrage et le début du travail, son dressage ultérieur n'en sera que facilité!

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Anatomie du dos : les bases

Bon. Il va donc de soi que pour bien seller, il faut bien connaître le cheval qu'il y a en-dessous, et être capable de voir comment il est fait. Car il en va des chevaux comme des humains, Kate Moss et Beth Ditto ont beau être des femmes toutes les 2, autant dire qu'elles ont pas spécialement la même morphologie...

Donc! Sous la selle, en gros, on va avoir des os et des muscles. Plus quelques tendons, nerfs, tout ça quoi. Ce qui compose le mammifère vivant, pour faire simple.

squelette2


Voilà un beau squelette bien colorié où on voit bien comment se compose le dos à l'endroit où repose la selle. D'un point de vue osseux, sont donc concernés par la selle l'omoplate (ou scapula), qui avance et recule en fonction du mouvement du cheval et que la selle doit donc laisser passer convenablement ; la colonne vertébrale, et plus spécifiquement les apophyses des vertèbres dorsales qui affleurent à la surface ; et la cage thoracique, plus ou moins large.

Un principe de base à retenir : la colonne vertébrale doit être absolument dégagée de tout contact. Inconditionnellement. Les apophyses sont extrêmement sensibles d'une part, et sont mises en mouvement par la locomotion du cheval. Les coincer, c'est empêcher le cheval de se déplacer librement (et lui faire mal). C'est pourquoi on bannit les amortisseurs qui n'ont pas de gouttière (qu'ils soient en mousse, gel, mouton, peu importe, pas de gouttière = poubelle), c'est pourquoi on privilégie les tapis à découpe anatomique, tapis qu'eux-mêmes on rentre à fond dans la gouttière de la selle, gouttière qui doit elle-même être suffisamment large et profonde. Souvent, on parle de 4 doigts de large et 2 phalanges de profondeur minimum. C'est donc aussi pour ça qu'on bannit les selles sans arçon qui ne sont pas équipées d'une gouttière.

Sachant ça, je vous recommande maintenant le visionnage de la vidéo ci-dessous, où la vétérinaire américaine Joanna Robson montre précisément comment déterminer la zone à seller.



Petit lexique pour ceux qui ne comprendraient pas bien l'anglais :
saddle = selle
whither = garrot
shoulder blade = omoplate (shoulder = épaule)
left-shouldered = épaule gauche plus forte que la droite
range motion = latitude de mouvement
pinch = pincer
spine = colonne vertébrale
pain = douleur
back = dos
collect = rassembler
ribs = les côtes
channel width = la largeur de la gouttière

Et petite traduction à l'arrache et pas très littérale :

Part 1. Anatomie
Quand on veut seller son cheval, on doit considérer son anatomie.
Environ 80% des chevaux sont gauchers (donc asymétriques). Le côté où tombe la crinière est souvent une bonne indication. Si elle tombe à gauche, le cheval est gaucher - et a donc une épaule gauche plus développée. Un autre façon de le vérifier c'est de regarder le cheval de dos en plongée pour constater cette asymétrie. Les selles, elles, sont symétriques. Le muscle le plus développé va donc pousser la selle de l'autre côté, ce qui peut provoquer des douleurs pour le cheval comme pour le cavalier. [une chose à signaler ici : je traduirai un article de ma Saddle Fitter préférée sur ce sujet, pour les chevaux fortement asymétriques - comment bien les seller]
La latitude de mouvement de l'épaule se voit en comparant la place de l'épaule à l'arrêt et en mouvement. On note la place du haut de l'épaule à l'arrêt et avec l'antérieur en extension, et on regarde la différence pour voir de quelle latitude de mouvement dispose le cheval. Sydney (le cheval sur la vidéo) a une latitude d'environ 4 à 5 doigts de large - un travers de main, donc. Une selle mal adaptée va restreindre le mouvement en bloquant l'arrière de l'épaule. Si la selle est trop étroite, le cheval va avoir des petites foulées étriquées et être pincé - donc il va devenir moins réactif.
Dans le triangle à l'arrière de l'épaule passe un nerf, le nerf "cranial nerve 11". Une pression sur ce nerf engendre une réaction  réflexe, le cheval devient agité, creuse le dos, se tortille, couche les oreilles. C'est là où l'étalon mord la jument pour la saillir, parce que pincer ce nerf engendre l'arrêt, le creusement du dos et la station campée. Alors quand on demande à nos chevaux de se rassembler ou d'engager, de s'étendre vers l'avant alors qu'eux-mêmes ont ce fameux nerf douloureux, comment peuvent-ils se rassembler ou engager?

Part 2. Comment déterminer la surface portante de la selle?
A l'avant, la selle doit respecter la latitude de mouvement qu'on a notée plus tôt. Elle va reposer sur le dessus de la cage thoracique et ne doit pas dépasser la dernière côte, qu'on peut trouver à la palpation ou en regardant l'implatantion des poils (la ligne où les poils vont dans un sens et passée cette ligne partent dans un autre sens détermine grosso modo la dernière côte).
La gouttière doit être suffisamment large pour épargner les apophyses, donc, mais aussi les ligaments paro-spiniaux (? pas sûre d'avoir bien compris - les ligaments qui vont autour de la colonne quoi). On les détecte comme elle montre sur la vidéo, avec des pressions de doigts légères de part et d'autre de la colonne, qui font se contracter les muscles en surface. D'après les tests, Sydney a donc besoin d'une gouttière large d'un travers de main (4 à 5 doigts) pour épargner ces ligaments.

Donc, si je résume, on doit prendre en compte pour déterminer la surface portante de la selle :
1. l'inflexion naturelle du cheval, souvent à gauche
2. la latitude de mouvement de l'épaule
3. dégager suffisamment la zone triangulaire sous le garrot et en arrière de l'épaule pour épargner le nerf cranial 11
4. ne pas dépasser la dernière côte
5. avoir une gouttière suffisamment large pour épargner les apophyses et les ligaments paro-spiniaux.

Le prochain article nous indiquera comment prendre correctement les mesures sur le dos du cheval.

© The Bay Area Equestrian Network pour la vidéo. Chaîne Padmavideo sur Youtube, très intéressante si ça vous branche d'aller voir.

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Les critères d'adaptation de la selle

Premier_Female_Schleese_copyAujourd'hui, une fois n'est pas coutume, je vais parler d'une sellerie en particulier, Schleese - en fait non, de 2 selleries, Schleese et Allures, mais Schleese pour commencer (je reviendrai très probablement à Allures dans un article prochain).

Schleese, je ne la connais pas du tout en vrai puisqu'elle est canadienne et inconnue en France (en Europe, on en trouve en Autriche, au Danemark, aux Pays-Bas et en Allemagne, d'après le site). Le fondateur de la boîte, Jochen Schleese, a été formé chez Passier & Sohn en Allemagne et certifié Saddle Master en 1984. Le type est très bon businessman, et ses produits sont extrêmement bien pensés. Bref, l'alliance parfaite - apparemment - entre artisanat et business pour une sellerie de luxe, comme Antarès en France ; avec une dimension "sur mesure" beaucoup plus poussée tant pour le cavalier que pour le cheval (les commerciaux sont capables de faire le fitting eux-mêmes, par exemple), et surtout une information du public très bien faite. Ce sont donc leurs ressources d'information que je vais utiliser pour vous expliquer comment on détermine les critères d'une selle bien adaptée au cheval.

On a vu dans l'article précédent qu'une selle devait respecter les 5 critères anatomiques suivants :
1. l'inflexion naturelle du cheval, souvent à gauche
2. la latitude de mouvement de l'épaule
3. dégager suffisamment la zone triangulaire sous le garrot et en arrière de l'épaule pour épargner le nerf cranial 11
4. ne pas dépasser la dernière côte
5. épargner les apophyses et les ligaments paro-spiniaux.

Schleese définit ainsi 9 critères pour la selle qui permettent de les respecter [je n'ai pas réussi à obtenir les codes d'intégration, voici donc les liens directs] :

1. l'équilibre : le centre de la selle (où l'on s'assoit) doit être parallèle au sol.

Vidéo 1


2. le dégagement du garrot : l'écart entre le garrot et le pommeau doit être de 2 3 doigts pour les garrots normaux ; un garrot large et bas devra être plus dégagé que ça ; un garrot haut, éventuellement moins. Le garrot doit être dégagé tout autour, pas seulement au sommet.

Vidéo 2

3. la largeur de la gouttière : la gouttière doit être suffisamment large pour ne pas interférer avec les processus vertébraux ou la musculature du dos du cheval (4 5 doigts).

Vidéo 3

4. des panneaux complètement au contact : le panneau doit être au contact du dos du cheval de façon parfaitement régulière, de l'avant à l'arrière. Certains panneaux sont relevés à l'arrière pour permettre au dos de remonter pendant la phase d'engagement.

Vidéo 4


5. l'alignement des contre-sanglons : les contre-sanglons doivent pendre perpendiculairement au sol pour que la sangle soit positionnée comme il faut, et non pas vers l'avant ou vers l'arrière. La sangle trouvera toujours sa place à l'endroit le plus étroit de la cage thoracique, une main derrière la pointe du coude.

Vidéo 5


6. la longueur de la selle : l'épaule et le rein ne doivent recevoir aucun poids de la selle ou du cavalier. Le poids du cavalier doit être supporté par la zone de portance de la selle uniquement.

Vidéo 6


7. la rectitude de la selle : la selle ne doit pas pencher d'un côté ou de l'autre quand on la regarde de face ou de dos. Les pointes de l'arçon doivent trouver leur place derrière les scapula, sans les contraindre (scapula = pointe de l'omoplate).

Vidéo 7


8. l'angle de l'arçon : l'angle de l'arcade de garrot doit être parallèle à l'angle de l'épaule.

Vidéo 8


9. la largeur de l'arçon : l'arçon doit être suffisamment large pour que la selle aille au cheval en mouvement (laisser passer les épaules, suivre le mouvement de contraction / extension des muscles (trapèzes, grands dorsaux).

Vidéo 9

Je n'ai pas pris le temps cette fois-ci de traduire toutes les vidéos, qui je trouve sont suffisamment parlantes et démontrées par les gestes de M. Schleese. Si vous avez besoin d'une traduction complémentaire, n'hésitez pas à demander dans les commentaires. Et merci de me signaler si je me suis trompée dans un des liens!

***


Il existe, dans ce genre de vidéos, une très bonne vidéo faite par la sellerie Allures, sellerie française cette fois, mais qui travaille avec les méthodes anglo-saxonne de fitting (on viendra à "c'est quoi exactement le fitting et comment ça marche" dans un article prochain). Je n'ai encore jamais essayé leurs selles. D'autant plus que pour leurs tarifs, on a la même chose que dans une sellerie luxe avec des mesures prises "à l'oeil"... EDIT : malheureusement Allures France a fermé, semble-t-il...
Leur vidéo est un peu moins complète que les vidéos de Schleese, mais a le grand mérite d'être 1. en français, 2. pédagogique et 3. claire. C'est par ici.

Je vous encourage par ailleurs à vous balader sur les sites de ces deux selleries, Schleese et Allures (selon si vous êtes anglophones ou non, à vous de choisir!), qui ont des sections qui regorgent de conseils utiles. J'ai essayé de vous les résumer ici, j'espère qu'ils vont seront utiles.

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Mais en fait, le saddle fitting, c'est quoi exactement?

barbie_cheval_trotteurOui, parce que bon, c'est bien gentil de causer saddle fitting par ci, saddle fitting par là...

Mais je me rends compte que j'ai jamais vraiment établi la notion de "saddle fitter", qui me semblait couler de source à force de lire des trucs à droite à gauche, mais qui ne doit pas être aussi évident pour tout le monde. C'est Nico qui m'a posé la question l'autre jour, et j'ai du me gratter un peu les méninges pour donner une vraie bonne réponse bien claire.

Et encore une fois, c'est ma chère Kitt, du blog Saddle Fitting, qui m'a donné une réponse parfaite (sans compter son discours sur les mots et le sens des mots... ah j'adore!). Parce que c'est plus facile de traduire que de réfléchir, et parce qu'elle-même est saddle-fitter, connaît et parle parfaitement de son boulot, c'est donc à elle que je laisse la parole pour l'article du jour.

Bon, je laisse la parole à Kitt désormais.

***

Selliers VS Fitters, Fitters VS Commerciaux (questions de sémantique)

 

 

J'ai toujours été fascinée par les mots, et par le  fait qu'ils puissent avoir autant de sens différents. Quand je dis "boot" [botte], je pense la plupart du temps à quelque chose que je mets aux pieds, ou sur les jambes de mon cheval [en anglais, "boot" ça veut aussi dire "guêtre"]. Au Royaume Uni, "boot" c'est le coffre d'une voiture. Quand on dit "trainers" aux USA, on parle souvent de nos instructeurs d'équitation. Au Royaume Uni, des "trainers", ce sont des chaussures de sport. Et (mon préféré), quand on parle de "Curlies", on se réfère aux Bashkir Curlies, une race de chevaux ; au Royaume Uni, "curlies" c'est le mot d'argot pour "poil pubien"... donc vous imaginez le tumulte à la Sellerie Black Country quand on leur a envoyé des mesures pour le Curly d'une femme qui voulait leur commander une selle...

Bref, un autre mot (ou expression) aux sens différents ici et de l'autre côté de la mare c'est "saddle fitter". Au Royaume Uni, un saddle fitter c'est quelqu'un qui vous aide à trouver une selle qui vous va, à vous comme à votre cheval. Un sellier (ou maître sellier) c'est celui qui modifie le rembourrage [la laine des panneaux], change les contre-sanglons, et ce genre de choses pour ajuster ou réparer votre selle.

Aux USA, "saddle fitter" a un sens plus large. En plus de trouver la bonne selle pour le cheval et son cavalier, on fait souvent des réparations, des ajustements de rembourrage, améliorer les selles... bref, un peu de tout. Cette situation est principalement due au manque de formation standardisée, ici aux USA ; au Royaume-Uni, le business de la sellerie est bien plus ancien, vaste et structuré. Ils ont des maîtres selliers, des membres commerçants affiliés, des saddle fitters qualifiés et bien d'autres - vous pouvez vous renseigner plus avant sur ce sujet dans les différentes "Categories of membership" sur
http://www.mastersaddlers.co.uk/.

J'ai toujours eu des sentiments mitigés à propos des saddle fitters (quelque soit la définition que vous choisissez) qui sont commerciaux pour une sellerie. En tant que saddle fitter, je pense qu'il est de ma responsabilité de trouver LA bonne selle pour vous et votre cheval, quelle que soit la sellerie qui l'aura faite. Il est vrai que j'ai le luxe de travailler pour un magasin qui a un stock conséquent de selles neuves ou d'occasion ; nous disposons de selles neuves d'une douzaines de selleries différentes - souvent plusieurs modèles de chaque marque - et un important stock de selles d'occasion. Cela me donne la possibilité de trouver la bonne selle pour chaque cheval et cavalier sans trop avoir à me soucier d'atteindre mes objectifs de vente ou de toucher (ou de perdre!) une commission. Ma situation est assez rare.

Pour un fitter qui est aussi commercial, ça peut être une histoire très différente. D'un côté, je connais d'excellents fitters qui sont aussi commerciaux, mais qui travaillent à l'ajustement de n'importe quelle selle et qui sont parfaitement honnêtes dans leurs estimations de selles et d'ajustement (je dois dire qu'ils sont une majorité). Mais la nature humaine étant ce qu'elle est (de même pour la réalité économique et les commissions), certains fitters essaieront de vous vendre plutôt l'une de leurs selles, que vous en ayiez besoin ou pas. Le principal problème dans cette situation (sans même se préoccuper d'éthique) c'est qu'il n'y a pas UNE sellerie, peu importe le nombre de modèles qu'ils fabriquent, qui produise LA selle parfaite pour chaque cavalier et chaque cheval. Même les meilleurs d'entre elles, qui offrent de nombreux modèles avec un milliard d'options pour le cheval comme pour le cavalier, ne peuvent satisfaire tout le monde. Avoir le choix (pour vous comme pour le fitter) vous donne une gamme d'options plus large et augmente ainsi les possibilités que vous trouviez la bonne selle.

***

Encore une fois, que du bon sens dans cet article.

Oui oui, ne vous leurrez pas, trouver une bonne selle c'est très difficile, c'est une vraie quête. Mais heureusement, cette quête peut avoir une fin, si l'on est bien renseigné et entouré. Ah! c'est là que le problème se pose... En France, j'ai bien peur qu'on dispose trop peu des conseillers de la première sorte - ceux qui font honnêtement leur boulot et savent reconnaître quand aucune selle ne va - et beaucoup trop de la seconde... D'une part, ils manquent VRAIMENT de connaissance en la matière pour pas mal d'entre eux - ils ne sont pas suffisamment spécialisés - et d'autre part, ils ne vendent qu'une marque de selle donc si leur marque ne va pas, dilemme : soit j'admets et je me barre en perdant une vente, soit je force la main, je fais le vendeur de tapis, et zou! Un pigeon plumé. Tous ne sont pas comme ça, bien que certains en aient la réputation (je ne balancerai paaaas!)

Je dois souligner la droiture de la jeune femme d'Allures rencontrée l'autre jour à EquitaLyon, qui nous racontait qu'un jour, elle avait une mini-pouce d'1m30 toute Polly Pocket qui montait un grand bazar d'1m80, style cheval allemand Panzerdivison. La fille voulait absolument un arçon étroit, parce qu'elle pouvait pas assez écarter les jambes sur une selle qui allait à son Panzer ; en gros quand la selle lui allait à lui, elle ne convenait pas à la cavalière, et vice-versa. Allures s'est assis sur sa comm', et pour le bien du cheval, n'a pas voulu satisfaire la cavalière. Morale de l'histoire "ben ouais, mais aussi, avant de chercher à adapter une selle, faudrait ptet voir à assortir le couple!"

J'ai trouvé ça chouette. A NOTER : Allures ayant fermé, cette jeune femme, Marie, va se lancer avec sa propre société de fitting et de conseil en sellerie. Elle est en région parisienne, elle a un beau projet, c'est une personne très compétente, et dès qu'elle se lancera, je vous donnerai son contact.

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