Alors, voilà.

Je viens d'avoir une idée, suite au commentaire de mon pote Nico. Nico, lui il est monomaniaque d'une marque en particulier (mais je dis pas laquelle). Il est super pote avec les gars de là-bas et est allé à plusieurs reprises voir l'atelier discuter le bout de gras. Du coup, il gère vachement mieux que moi en technique de conception de la selle. Donc, il va prendre la parole quelques fois sur le bloug, pour expliquer des notions un peu plus techniques et compliquées. Ce jour : il rebondit sur mon article sur les arçons. Moi j'ai fait un panorama de l'existant, lui rentre dans le détail.

Nico, à toi le clavier.

Bien sur qu'on adapte l'arçon en premier. MAIS, mais, concrètement, qu'est ce qu'on adapte, par rapport au CHEVAL, sur l'arçon ? principalement l'arcade (ouverture et angle de coupe), et l'inclinaison des bandes.

Concernant l'arcade, c'est extrêmement vicieux parce qu'il faut prendre en compte le développement physique du cheval; Mais c'est bien pour ça, aussi, qu'un certain sellier que je ne citerais dispose de 8 possibilité d'arcades différentes, sans compter les ajustement que l'on peut faire à la main à la maison.

Concernant l'inclinaison des bandes c'est le même concept : si on habille un cheval, en regardant le statique, qui par exemple a un creux de muscle de part et d'autres de la colonne et un dos par dessus ça fin. Ok, on va donner un peu plus d'angle aux bandes d'arçons. Le cheval va travailler et prendre 3 cm de muscle de chaque côté. PAF, ça va plus.

Sans compter les mouvements de masses musculaires qui ont la fâcheuse tendance de foutre un bout de muscle là où, sur le cheval arrêté sur qui on a pris la mesure, ben y'avait rien (c'est encore plus vrai à l'obstacle où les muscles du dos fonctionnent beaucoup dans le mouvement de bascule).

C'est pour ça qu'aujourd'hui, avec les évolutions qu'on a sur les matériaux des panneaux, on peut se permettre une autre solution : jouer sur des bandes d'arçons qui sont globalement assez ouvertes, et compenser au niveau des mamelles de panneau et de la plasticine.

En effet, les mamelles de panneau sont fait dans de la mousse assez dense et donnent une certaine rigidité au panneau : c'est la dessus qu'on fait l'adaptation. On peut ainsi aisément (fin, on sait le faire), au besoin avec un renfort bien placé de plasticine dans certains cas, compenser sur des bandes ouvertes un dos ponctuellement creux.

Et quand le dit dos se développera il n'y aura plus qu'à changer les panneaux en enlevant ou en remodelant les dits renforts et mamelles.

Strada fait les bonnes observations, mais à mon sens leurs conclusions sont un peu trop partisanes et faussent un peu le résultat. On ne peut pas adapter une selle en ne jouant QUE sur l'arçon, c'est impossible, et leur conclusion "pour aller à tous les chevaux, on a développé 5 (waou) arçons différents" combiné à la phrase "avec un arçon Strada, les panneaux ne sont que du rembourrage entre l'arçon parfaitement adapté et le dos" font une association que je trouve extrêmement dangeureuse.

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Il n'a pas forcément tort le garçon dans sa conclusion, c'est pourquoi l'article à venir sera consacré aux panneaux.

A noter que sa conception du travail de l'arçon s'applique aux arçons traditionnels en bois, pas forcément à ceux en résine qui ne sont pas du tout conçus pareil.